Portrait professionnel

PORTRAIT CORPORATE
ET PORTRAIT
LINKEDIN
pourquoi on ne traite pas les deux de la même façon

On parle de « photo pro » comme si c’était une catégorie unique. Ce sont en réalité deux exercices distincts, avec des objectifs, des cadrages, des retouches et des usages qui n’ont presque rien en commun. Voici comment les différencier pour ne pas payer la mauvaise prestation et, surtout, ne pas utiliser la mauvaise photo au mauvais endroit.

Par Pierre-Yves Queignec, photographe corporate | shooting-corporate.fr

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Une directrice commerciale m’a contacté il y a quelques mois avec une demande simple : « J’ai besoin d’une photo pro. » Elle voulait dire trois choses à la fois — un portrait pour son profil LinkedIn, un portrait pour le site de son cabinet, et un portrait pour apparaître dans une publication professionnelle qui allait la citer. Elle pensait qu’une seule séance suffirait. Elle pensait qu’une seule photo suffirait. Elle s’est rendu compte, en comparant les rendus finaux, qu’elle s’était trompée sur les deux points.

La confusion est compréhensible. Un portrait corporate et un portrait LinkedIn sont tous les deux « des photos professionnelles », ils impliquent tous les deux un photographe, du matériel, une séance, un devis. Mais ce sont deux produits différents. Ils ne répondent pas aux mêmes objectifs, ils ne respectent pas les mêmes contraintes, ils ne se construisent pas avec les mêmes choix techniques — et ils ne coûtent pas la même chose pour de très bonnes raisons.

Cet article clarifie ce qui sépare réellement ces deux exercices. Il s’adresse aux dirigeants, DRH, directions de communication et cadres qui hésitent entre les deux, qui cumulent les deux sans le savoir, ou qui utilisent l’un à la place de l’autre par économie — et qui se demandent pourquoi leur image professionnelle leur échappe.

Deux exercices qui se ressemblent et qui ne racontent pas la même chose

Pour comprendre ce qui les sépare, il faut partir de ce qu’ils cherchent à produire. Un portrait corporate et un portrait LinkedIn ne sont pas deux variantes du même exercice. Ce sont deux réponses à deux questions différentes.

Le portrait corporate : un élément d’une identité collective

Le portrait corporate est une photographie réalisée pour représenter un collaborateur dans le cadre de la communication d’une entreprise. Il s’intègre dans un trombinoscope, un rapport annuel, une page « Équipe » de site institutionnel, une plaquette commerciale, un dossier de presse, un support interne. Sa fonction première n’est pas de mettre en valeur l’individu — elle est d’inscrire cet individu dans un ensemble cohérent.

C’est une nuance capitale. Sur un trombinoscope de soixante personnes, si chaque portrait est spectaculaire mais qu’aucun ne se ressemble, le résultat global est raté. Les fonds diffèrent, les cadrages flottent, les éclairages ne raccordent pas. L’entreprise projette une image fragmentée. À l’inverse, un trombinoscope où chaque portrait est « simplement bon » mais tous homogènes produit un effet professionnel, rassurant, sérieux. Le tout est supérieur à la somme des parties.

C’est pour cette raison que le portrait corporate obéit à des contraintes strictes : fond identique ou issu de la même famille chromatique, cadrage normalisé, hauteur des épaules calibrée, lumière reproductible du premier au dernier portrait. Le photographe n’est pas là pour faire « la plus belle photo de vous ». Il est là pour vous intégrer dans une série qui doit tenir visuellement pendant trois à cinq ans.

Un portrait corporate réussi ne se regarde pas seul. Il se regarde à côté des autres. La réussite d’un trombinoscope se mesure à la cohérence de la planche contact, pas à la qualité d’une image isolée.

Le portrait LinkedIn : un acte de communication individuel

Le portrait LinkedIn poursuit l’objectif exactement inverse. Il ne s’inscrit dans aucune série. Il est conçu pour fonctionner seul, dans un fil d’actualité ou dans une fiche profil, en concurrence visuelle avec des centaines d’autres portraits similaires. Sa mission : attirer l’œil, susciter la confiance, déclencher le clic — en moins d’une seconde.

LinkedIn recommande officiellement une photo de profil au format carré, 400 × 400 pixels minimum, avec une aspect ratio 1:1. Mais ce qui compte réellement, ce n’est pas la résolution : c’est ce qu’on voit dans le petit rond de 48 pixels de diamètre qui apparaît à côté de chaque commentaire et de chaque message. À cette taille, le cadrage large d’un portrait corporate disparaît dans l’arrière-plan. Il ne reste qu’une silhouette floue. Tout l’intérêt du portrait est perdu.

Le portrait LinkedIn est donc pensé pour lire à la miniature. Cadrage serré, expression lisible, contraste visible, séparation nette entre le sujet et le fond. C’est un portrait qui s’apparente davantage au portrait éditorial qu’à la photo d’identité. Il doit fonctionner à 48 pixels comme à 800 pixels.

Selon les données officielles publiées par LinkedIn et largement reprises par les analyses du réseau, un profil avec une photo professionnelle reçoit 21 fois plus de vues, 9 fois plus de demandes de connexion et 36 fois plus de messages qu’un profil sans photo. Ces chiffres ne sont pas anecdotiques : ils mesurent un écart de visibilité professionnelle considérable.

Sept différences concrètes entre les deux exercices

Une fois les objectifs posés, les différences techniques deviennent logiques. Elles ne sont pas arbitraires : elles découlent de ce que chaque portrait doit accomplir. En voici sept qui suffisent à comprendre pourquoi on ne peut pas faire l’un à la place de l’autre.

1. Le cadrage

Le portrait corporate adopte un cadrage plan buste ou plan poitrine, souvent en format vertical, avec de l’espace autour du sujet pour permettre l’intégration dans une maquette, un rapport, une plaquette. Le cadre est pensé pour une utilisation à plat, en pleine page ou en vignette de site.

Le portrait LinkedIn est cadré nettement plus serré. L’étude de référence menée par PhotoFeeler sur plus de 60 000 évaluations de photos professionnelles montre que le visage doit occuper une portion dominante du cadre pour déclencher une perception de compétence et de sympathie. En pratique, on construit un cadrage où le visage et le haut des épaules remplissent l’essentiel de l’image, avec un recadrage carré anticipé dès la prise de vue.

2. Le fond et le contexte

Le portrait corporate adopte un fond maîtrisé, souvent imposé par l’entreprise : fond uni aux couleurs de la charte, décor neutre des locaux, bibliothèque floutée, mur texturé. L’objectif est la reproductibilité. Le même fond, le même jour, avec la même lumière, pour les cinquante personnes qui passent devant l’objectif.

Le portrait LinkedIn autorise davantage de liberté. On peut jouer sur un fond naturel flouté, un environnement urbain parisien, une texture chaleureuse, un éclairage plus contrasté. La seule règle : le fond doit servir le visage, pas le concurrencer. Un arrière-plan trop chargé épuise l’œil avant qu’il n’arrive au regard. Un arrière-plan trop neutre donne un rendu d’identité administrative.

3. L’éclairage

En portrait corporate, l’éclairage est standardisé : deux à trois sources calibrées, position fixe, intensité mesurée, résultats identiques d’une personne à l’autre. C’est la cohérence du rendu qui prime sur la recherche artistique. Un schéma d’éclairage trop ambitieux ferait exploser le temps par personne et rendrait l’homogénéité impossible.

Pour un portrait LinkedIn, on peut au contraire se permettre un travail lumineux plus sculpté : éclairage Rembrandt, éclairage latéral marqué, éclairage en contre-jour partiel. L’idée n’est plus de reproduire un résultat identique pour cinquante personnes, mais de chercher la lumière qui flatte cette morphologie précise, ce regard, ce type de peau, cette chevelure.

4. La direction artistique et la pose

En séance corporate, la direction de pose est essentiellement correctrice : aligner les épaules, ouvrir la poitrine, décaler légèrement le menton, détendre les mains. On ne cherche pas à produire une posture originale par personne — on cherche à obtenir une posture neutre et juste, répétable.

En séance LinkedIn, le photographe explore. Plusieurs angles, plusieurs inclinaisons, plusieurs expressions. On teste une version avec sourire franc, une version avec regard posé, une version trois-quarts, une version frontale. On cherche le cliché qui raconte quelque chose de cette personne en particulier, pas la version passe-partout.

5. L’expression

C’est probablement la différence la plus sous-estimée. En portrait corporate, on vise une expression neutre à souriante, transposable à tous les contextes. Le portrait doit pouvoir apparaître à côté d’une annonce de départ, d’un communiqué de presse, d’une publication joyeuse, d’une information difficile. L’expression doit pouvoir tenir dans chacun de ces contextes sans détoner.

Le portrait LinkedIn peut — et doit — être plus engageant. L’étude PhotoFeeler a quantifié l’impact : un sourire avec dents visibles apporte en moyenne +1,35 point de Sympathie et +0,33 de Compétence sur l’échelle de perception. Un regard légèrement plissé (le « squinch » popularisé par Peter Hurley) gagne +0,37 point d’Influence. Ces écarts sont considérables à l’échelle d’un profil qui reçoit des centaines de vues par mois.

6. La retouche

La retouche corporate est homogénéisante. Même balance des couleurs, même contraste, même traitement de peau léger, même température. Le but est que les portraits se tiennent les uns à côté des autres sans qu’une image ne saute aux yeux. On ne corrige pas une ride, on ne remodèle pas un visage, on ne blanchit pas des dents. On calibre.

La retouche LinkedIn est plus individualisée. On peut se permettre un léger vignettage pour renforcer la présence du sujet, une correction ciblée sur les cernes, une harmonisation fine du grain de peau, un recadrage alternatif pour le format carré. On applique à chaque image un traitement pensé pour cette image seule, et non pour s’accorder à quarante-neuf autres.

7. Le rythme de la séance

En trombinoscope corporate, le tempo est soutenu : six à dix minutes par personne, pauses comprises. L’enjeu logistique domine. En 2025, lors d’une session pour une société de conseil de 110 personnes, j’ai photographié l’ensemble de l’effectif en deux jours. Chaque portrait a reçu son temps nécessaire, mais la machine devait tenir.

Une séance portrait LinkedIn individuelle dure en moyenne 45 minutes à une heure. On a le temps de laisser tomber les premières tensions, de tester des cadrages, de changer de look, de revenir sur une expression qui n’était pas la bonne. C’est un temps incompressible : en dessous, on obtient une image « correcte » — jamais la bonne.

Portrait corporate et portrait LinkedIn Paris, comparaison cadrage et éclairage photographe professionnel

© Pierre-Yves Queignec / shooting-corporate.fr

Les chiffres qui devraient peser dans la décision

La discussion sur la photo professionnelle reste souvent qualitative — on parle d’image, de rendu, de cohérence. Mais plusieurs études récentes permettent de la ramener à des données mesurables. Voici celles qui devraient compter dans votre arbitrage.

La visibilité LinkedIn

Les données publiées par LinkedIn et régulièrement citées par les études B2B établissent trois chiffres de référence sur les profils professionnels : ×21 sur les vues de profil, ×9 sur les demandes de connexion, ×36 sur les messages reçus, par rapport à un profil sans photo ou avec une photo amateur. Pour un commercial, un consultant, un dirigeant dont la prospection passe par LinkedIn, l’écart n’est pas cosmétique : il se mesure en opportunités concrètes.

La perception sous trois dimensions

L’étude PhotoFeeler, menée sur plus de 60 000 évaluations et 800 photos de profils, a identifié les trois dimensions selon lesquelles les professionnels jugent une photo de profil : Compétence, Sympathie et Influence. Ces trois axes ne progressent pas toujours ensemble. Un sourire large augmente fortement la sympathie mais peut faire perdre en compétence perçue. Une tenue formelle augmente massivement la compétence et l’influence (+0,94 et +1,29 en moyenne) mais n’influe presque pas sur la sympathie. La direction artistique du portrait LinkedIn consiste précisément à équilibrer ces trois dimensions selon votre positionnement professionnel.

Un commercial a besoin de sympathie. Un avocat d’affaires a besoin de compétence. Un dirigeant de scale-up a besoin d’influence. Le même visage peut optimiser les trois — mais pas en même temps, et pas avec la même photo.

Le risque du portrait généré par IA

Un point sensible en 2026 : la tentation de remplacer la séance photo par un générateur IA. Les études convergent pour dire que ce raccourci a un coût. Une étude MIT Sloan 2025 a montré qu’à profils identiques ne différant que par le type de photo (réelle ou IA), les profils avec photo réelle étaient évalués 17 % plus haut sur la dimension « approchabilité » et 12 % plus haut sur la dimension « intégrité ». Une enquête conduite auprès de 217 responsables de recrutement la même année a indiqué que 57 % d’entre eux estimaient moins probable de répondre à un message provenant d’un profil à photo manifestement générée par IA, même quand le profil était qualifié pour le poste.

La leçon n’est pas « l’IA est mauvaise ». Elle est plus nuancée : un portrait perçu comme authentique a une valeur que les générateurs reproduisent mal. Pour un profil LinkedIn qui sert à prospecter, à recruter, à trouver un poste ou à inspirer confiance, le portrait réel reste la bonne option en 2026 — et probablement pour plusieurs années encore.

Ce que joue un portrait corporate au-delà du portrait lui-même

Un trombinoscope n’est pas qu’un outil visuel. C’est aussi un signal interne et un marqueur de culture. Les photos d’entreprise que vous choisissez disent quelque chose de votre entreprise avant même qu’un mot ne soit prononcé.

Une société qui photographie ses collaborateurs avec le même soin, le même budget, la même qualité d’éclairage — du stagiaire au directeur général — envoie un message d’équité visuelle. Personne n’est relégué à une photo bâclée, personne n’est mis en scène de façon disproportionnée. Cette cohérence est lue, consciemment ou non, par les équipes, les candidats, les clients qui consultent la page « À propos » du site.

À l’inverse, une entreprise qui assemble des portraits pris au téléphone, des selfies de vacances et deux ou trois portraits pros de ses dirigeants envoie un message inverse : la direction investit dans sa propre image, pas dans celle de ses équipes. Le signal est très rarement volontaire, mais il est toujours perçu.

Le portrait corporate joue aussi sur la durée. Un portrait individuel LinkedIn se renouvelle tous les 12 à 18 mois idéalement, en suivant votre évolution, votre parcours, vos prises de parole. Un trombinoscope d’entreprise, lui, tient généralement 3 à 5 ans. C’est un investissement de moyen terme dont la rentabilité se mesure en années d’usages multiples.

Pour comprendre ce que chaque image projette au-delà du simple « portrait pro », notre article « Ce que vos photos d’entreprise disent de vous » développe ce point en détail.

Portrait dirigeant Paris, séance photo LinkedIn corporate, direction artistique et éclairage studio

© Pierre-Yves Queignec / shooting-corporate.fr

L’erreur la plus fréquente : utiliser l’un à la place de l’autre

C’est la situation que je rencontre presque toutes les semaines. Un dirigeant qui utilise son portrait de trombinoscope comme photo LinkedIn. Ou l’inverse : une photo LinkedIn très stylisée utilisée comme portrait de dirigeant sur le site corporate. Les deux sont possibles. Les deux sont rarement optimaux.

Le portrait corporate utilisé sur LinkedIn

Un portrait de trombinoscope cadré large, sur fond blanc neutre, avec une expression volontairement lisse pour pouvoir s’intégrer dans tous les contextes, produit un effet particulier sur LinkedIn : il ne fait pas le poids dans le fil. Il paraît administratif, impersonnel, un peu daté. L’algorithme ne le pénalise pas, mais l’œil humain s’arrête moins dessus. Dans un réseau où la visibilité se joue à la seconde, cet écart compte.

Le problème n’est pas esthétique. Le problème est fonctionnel : le portrait corporate a été pensé pour fonctionner en série, dans un trombinoscope. Il a été pensé pour ne pas sortir du rang. Sur LinkedIn, c’est exactement l’effet opposé qui est recherché.

Le portrait LinkedIn utilisé en corporate

L’inverse n’est pas meilleur. Un portrait LinkedIn très affirmé — fond coloré, éclairage dramatique, expression marquée — placé au milieu d’un trombinoscope d’équipe produit un effet de dissonance. La personne « dépasse » visuellement de la série. Dans certains cas, cet effet peut être voulu (dirigeant mis en avant dans une page « Gouvernance »). Dans la majorité des cas, il est perçu comme un défaut de coordination, voire comme une mise en avant déplacée.

La bonne pratique : prévoir les deux dès la séance

C’est ce que nous proposons systématiquement aux clients qui organisent un reportage d’entreprise ou un trombinoscope. Sur chaque créneau individuel, nous prévoyons dix à quinze minutes supplémentaires pour produire une variante LinkedIn : cadrage resserré, fond légèrement différent, expression retravaillée, retouche plus individualisée. Le surcoût est modeste, la valeur d’usage est triplée.

Dans les faits, nous constatons que la majorité des cadres intermédiaires et des dirigeants demandent désormais cette option « double portrait » dès le brief initial, parce qu’ils ont compris qu’une seule séance annuelle doit produire deux livrables distincts.

Combien prévoir pour chaque prestation

Les ordres de grandeur ci-dessous reflètent le marché parisien en 2026. Ils ne remplacent pas un devis personnalisé — les écarts sont importants selon le volume, la logistique et le niveau de prestation — mais ils donnent un cadre honnête. Pour une analyse complète, notre article dédié « Combien coûte un photographe corporate à Paris en 2026 » développe chaque poste en détail.

Pour un portrait corporate en trombinoscope

Comptez entre 80 et 200 € par personne selon le volume. Le prix unitaire baisse sensiblement à partir de 20 portraits. Ce tarif inclut la prise de vue, le tri, la sélection et la retouche homogène. Il couvre généralement aussi la cession de droits pour un usage institutionnel non limité.

Pour un trombinoscope complet de 50 à 100 personnes, le budget se situe le plus souvent entre 5 000 et 12 000 € selon le niveau d’exigence, la multiplicité des sites et la complexité logistique. Comparé au coût d’autres supports de communication (site web, stand salon, campagne digitale), c’est l’un des investissements les plus durables — un bon trombinoscope est utilisé pendant trois à cinq ans sur des dizaines de supports.

Pour un portrait LinkedIn individuel

La fourchette se situe entre 250 et 600 € pour une séance dédiée avec plusieurs looks, plusieurs cadrages et 3 à 5 photos retouchées livrées. Certains portraitistes parisiens renommés dépassent largement ce seuil ; à l’inverse, certaines offres à moins de 150 € sont des séances très courtes avec retouche minimale.

Pour une équipe qui souhaite doter l’ensemble de ses collaborateurs d’un portrait LinkedIn personnalisé, notre pack LinkedIn collectif permet de réduire le coût unitaire tout en préservant la dimension individuelle de chaque portrait — ce qui est exactement l’enjeu de LinkedIn, par opposition au trombinoscope.

Pour les deux ensemble

Lors d’un shooting corporate, ajouter une déclinaison LinkedIn représente un surcoût de l’ordre de 30 à 40 % du tarif unitaire. Pour un collaborateur qui aurait coûté 150 € en trombinoscope seul, la version double atteint environ 200-210 €. Rapporté à la valeur d’usage — un portrait qui vit sur LinkedIn pendant 18 mois et sur le site pendant 3 ans — c’est l’un des arbitrages les plus rentables qui existe.

Séance portrait LinkedIn et corporate Hauts-de-Seine, studio mobile photographe professionnel Paris

© Pierre-Yves Queignec / shooting-corporate.fr

Comment choisir : trois profils, trois bonnes réponses

Le bon arbitrage dépend de votre rôle et de l’usage principal de votre portrait. Voici trois cas de figure qui couvrent la grande majorité des situations rencontrées.

Vous êtes RH, communication ou direction générale d’une entreprise

Votre priorité est le portrait corporate de l’équipe. Vous avez besoin d’un trombinoscope cohérent, utilisable partout, qui tienne trois à cinq ans. Votre photographe doit être capable de produire vite, proprement, avec une logistique rodée — la méthode d’organisation d’un trombinoscope fait autant partie du métier que la technique photo.

La version LinkedIn est un bonus intelligent : à ajouter en option sur le même shooting pour les dirigeants et les fonctions commerciales visibles à l’externe. Pour le reste de l’équipe, la version corporate suffit et peut servir de photo LinkedIn acceptable en attendant qu’un collaborateur souhaite investir dans une séance individuelle.

Vous êtes dirigeant, cadre dirigeant, ou indépendant à forte visibilité

Vos besoins sont doubles. Vous apparaissez à la fois sur les supports de l’entreprise (site, rapport annuel, intervention presse) et sur votre profil LinkedIn, qui est consulté par vos prospects, vos pairs, vos candidats. Vous avez besoin d’un portrait corporate institutionnel pour l’entreprise et d’un portrait LinkedIn personnel qui raconte quelque chose de vous au-delà de votre fonction.

La bonne pratique : prévoir une séance complète tous les 18 à 24 mois, qui produit les deux livrables en une fois. Le retour sur investissement est massif pour un dirigeant dont la crédibilité passe par l’image.

Vous êtes commercial, consultant, ou en recherche active d’opportunités

Votre priorité absolue est le portrait LinkedIn. C’est votre première poignée de main dans 95 % de vos interactions professionnelles. Les chiffres LinkedIn cités plus haut (×21 sur les vues, ×36 sur les messages) ne sont pas théoriques pour vous : ils sont la différence entre un profil qui génère des rendez-vous et un profil qui reste silencieux.

Un portrait professionnel individuel avec plusieurs variantes est votre meilleur investissement de communication personnelle. Le portrait corporate, lui, peut venir dans un second temps si votre employeur organise un shooting d’équipe.

Questions fréquentes sur les deux prestations

Peut-on faire les deux lors de la même séance ?

Oui, et c’est même recommandé quand l’entreprise organise un trombinoscope. Le dispositif studio est déjà en place, l’éclairage est calibré, le photographe est présent. Ajouter dix à quinze minutes par personne pour produire une variante LinkedIn — cadrage plus serré, fond légèrement modifié, expression plus engageante — est l’option la plus rentable. Le coût supplémentaire est modeste, la valeur d’usage est multipliée.

Peut-on faire un portrait LinkedIn sans faire de portrait corporate ?

Absolument. C’est même le cas de la majorité des prestations individuelles que nous réalisons : cadres, consultants, commerciaux, dirigeants qui viennent faire un portrait dédié à leur présence LinkedIn et à leurs prises de parole. La séance dure en moyenne 45 minutes à une heure, en studio ou en extérieur, et produit 3 à 5 photos retouchées prêtes à l’emploi.

Quelle tenue porter pour chaque prestation ?

En trombinoscope corporate, la tenue est souvent guidée par un code envoyé en amont : chemise ou chemisier uni (bleu marine, blanc, gris), éviter les motifs fins qui moirent sous la lumière studio, éviter le rouge vif qui sature. L’objectif est la cohérence avec le reste de l’équipe.

Pour un portrait LinkedIn, la règle est différente : une tenue qui vous ressemble et qui correspond à votre secteur. Un col roulé sombre peut être aussi efficace qu’un costume-cravate, selon votre positionnement. L’étude PhotoFeeler a montré que la tenue formelle augmente la perception de compétence de près d’un point entier sur l’échelle de notation — c’est considérable.

Combien de photos retouchées reçoit-on après chaque séance ?

Pour un portrait corporate en trombinoscope, on livre généralement 1 à 2 photos retouchées par personne, en plusieurs formats (haute définition, web, recadrage carré). Pour un portrait LinkedIn individuel, on livre 3 à 5 photos retouchées avec des variantes de cadrage, d’expression et de fond.

À quelle fréquence faut-il renouveler son portrait ?

Pour LinkedIn, tous les 12 à 18 mois idéalement, ou dès que votre apparence a significativement changé (nouvelle coiffure, changement de secteur, prise de poste). Pour un trombinoscope d’entreprise, un cycle de 3 à 5 ans est la norme, avec une mise à jour pour les nouveaux arrivants entre deux campagnes.

Un portrait IA peut-il remplacer une vraie séance photo ?

Techniquement, les générateurs IA produisent aujourd’hui des images qui peuvent passer pour réalistes au premier coup d’œil. Mais plusieurs études récentes montrent que ces portraits sont pénalisés sur les dimensions qui comptent le plus sur LinkedIn : authenticité, approchabilité, intégrité. L’étude MIT Sloan 2025 évaluée plus haut constate un écart de 17 % en défaveur des portraits IA sur l’axe « approchabilité », et 57 % des recruteurs interrogés déclarent répondre moins favorablement aux profils dont la photo est manifestement générée. Pour un usage professionnel sérieux, le portrait réel reste la norme.

Peut-on photographier des collaborateurs à distance ?

Pour un portrait LinkedIn individuel isolé, certaines alternatives existent (studio autonome guidé par visioconférence), mais elles restent marginales. Pour un trombinoscope cohérent, il est indispensable que le photographe intervienne physiquement sur site : c’est la seule façon de garantir l’homogénéité colorimétrique, l’identité de l’éclairage et la cohérence des cadrages d’une personne à l’autre.

Deux exercices différents.
Deux livrables complémentaires.

Un portrait corporate est un élément d’une série. Un portrait LinkedIn est une déclaration individuelle. Les confondre, c’est payer un prix — soit en se retrouvant avec un trombinoscope incohérent parce que certains collaborateurs ont fourni leur photo LinkedIn personnelle, soit en présentant sur LinkedIn une photo de trombinoscope qui ne fait pas le travail qu’on attend d’elle.

La bonne approche n’est pas de choisir l’un ou l’autre. Elle est de comprendre ce que chacun apporte et de les traiter comme ce qu’ils sont : deux prestations distinctes, souvent menées lors de la même séance pour des raisons d’efficacité, mais pensées, cadrées, éclairées et retouchées différemment.

Votre trombinoscope doit raconter votre entreprise. Votre portrait LinkedIn doit raconter votre parcours. Ces deux récits méritent chacun leur propre photo.

Portrait corporate & LinkedIn

Deux portraits,
une seule séance

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